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Miens

Sinon le projet avance : les sous rentrent un peu, le cercle des relations s'agrandit.


La semaine dernière a été riche et belle :

- mercredi : 15 minutes pour exposer mon projet via une présentation power point sur l'ordi de l'inspection prêté par Alex devant 5 officiels. Mais super bilan : le Ministère jeunesse et Sports me donne 3 500 €.

- des soirées toutes plus belles les unes que les autres chez des parents d'élèves. Les murs se cassent avec mon départ ; rencontres mutuelles.

- une dizaine de minettes de l'école me convient à une chorégraphie de leur invention en hommage à mon départ, à ce que je suis. Super touchant !

- Sophie, Gwendoline et Marie Cannelle nous font un exposé sur un grand panneau (qui aujourd'hui trône dans ma chambre) sur mon projet selon leur regard. Je cache mon émotion qui laisserait presque des ruisseaux couler de mes yeux en me réfugiant sur le coté pédagogique (« situons tous les pays traversés sur le planisphère »...).

 

   

- les parents d'élèves et les collègues m'offrent un globe décoré rempli de beaucoup de billets... me voilà une fois de plus touchée au plus profond par ce geste associant chacun.

- repas entre collègues devant un match de l'Euro. Tous me chantent « A bicyclette » réécrit par Stéphanie. Larmes aux yeux ; image indélébile de tous chantant en face de moi. Puis Nathalie m'offre un magnifique carnet où chaque enfant du primaire a écrit un mot, fait un dessin ; les collègues aussi. Le plus beau des cadeaux ; il m'accompagnera au fil du monde, des enfants, des rencontres. Nombreuses sont les pages blanches à compléter à la suite. Comme une vie à écrire. Tant d'Amour !


Je commence à réaliser que le départ de l'école est imminent. Peur de laisser ces mômes qui sont les miens, ces murs qui sont les miens, ces collègues qui sont les miens. Je crois que je réaliserai dans une quinzaine de jours ; quand le flot des dernières heures de classe, du déménagement et du projet sera passé. Quand je serai seule à Pontcharra dans le vide et la nostalgie d'un présent qui sera passé.

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    Carnet de France, Avant le départ