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Août

Là je vais commencer par recopier quelques lignes de mon cahier, que j'ai amené avec moi sur les routes de France, même si je n'ai écrit qu'une seule fois.

  vers les Carnets de voyages  

 

   

Mercredi 5 août 2004, train entre Paris et Nantes.

" Peut être est ce là que le périple commence ? En tout cas c'est ici que nait ma relation avec Le Vélo. Parfois nous sommes deux, dans les montées quand je dois le pousser (tirer ? Pierre répondra), dans les moments où nous partageons nos confidences, nos ressentis (lui par des grincements ou des mouvements, moi par des mots ou des gestes). Parfois nous ne faisons qu'un : dans l'effort, dans l'ivresse, dans le cheminement plat ou descendant, dans certaines confidences aussi, les plus intimes.

Je suis partie mardi matin de Chambéry pour Paris en train ; voie la famille ; étrenner le vélo encore anonyme et surtout prendre quelques jours de vacances, loin du projet, des dossiers et autres trucs qui occupent sans arrêt l'esprit.

A 8h j'étais chez le médecin à Pontcharra pour me vacciner contre la rage (les autres vaccins étaient à jour de mes nombreux voyages de par le monde ces dernières années).

A 9h Le Vélo était démonté, dans sa housse, sur le quai de la gare.

13h30 Arrivée à Paris. Le temps d'assembler toutes les pièces Du Vélo sous le regard amusé, étonné et parfois aidant les badauds.

Et à cet instant, le sentiment que le périple commence, que mon arrivée à Dakar sera similaire.

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    Carnet de France, Avant le départ