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Babybel

Ainsi ont commencé les premiers kilomètres parisiens.

Ont suivi les kilomètres bretons.

Moi qui suis mi bretonne, mi parisienne... avec le coeur en Afrique... je ne pouvais pas m'y prendre autrement !

Ensuite je suis donc arrivé à Nantes en train. Le but : rallier Damgan, à 100km de là par la route. Je voulais rejoindre en longeant la côte. C'était oublier ce que j'avais pourtant démontré dans mon mémoire de maîtrise (en partie sur le mouvement fractionnaire) : la longueur de la côte bretonne est INFINIE (je reste à la disposition de tous les amateurs d'explication ; mon mémoire étant toujours au fin fond d'un placard). Bref des 100 km par la route, je me suis retrouvée à parcourir 250km.

Mais quelle beauté que la côte bretonne !

100 km le premier après-midi ; je vous assure que Le Vélo roule très bien !

   

Et arriva la nuit ; angoisse de mon périple. J'avais décidé (après avoir réalisé que je n'en avais jamais fait sans être accompagnée d'amis...) de faire du camping sauvage pour me préparer...

Ecrit du moment, St Marc, vers St Nazaire, 20h " Première nuit en camping sauvage... mélange d'excitation et d'angoisse ; quand même vivement demain matin. Je suis camouflée au milieu d'herbes dans un bocage ; repas de pain, babybels (mais pas des rouges corses), nectarine. "

N'empêche qu'à deux c'est mieux !

Et lendemain, 150 km pour rejoindre Damgan. Quand on est seule, qu'a-t-on d'autre à faire que pédaler ? Alors on avance ; on profite un maximum du paysage ; on fait quelques rares haltes de quelques minutes, le temps d'échanger avec des gens toujours sympa, de la mamie du coin aux touristes, aux enfants...

Voilà pour ce début de relation avec Le Vélo.

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