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chemins d'amour

Voilà pour ce début de relation avec Le Vélo.

Toujours en Bretagne ont ensuite suivi quatre jours de pédalage dans le centre (où ça monte et ça descend sans cesse ; alternance de 4 km/h quand on pousse le vélo en montée e de 65 km/h quand les descentes s'impose à nous) mais là accompagnée. Je peux désormais garantir que Le Vélo supporte très bien la pluie ! Même si la chaîne rouille vite quand on oublie l'huile. Quatre jours de pluie ; où les abris bus deviennent des palais sur les routes inondés ; où un rayon de soleil est un reflet du paradis sur terre ; où tente et vêtements ne sont que réservoir d'eau ; où les sacs poubelle s'avèrent plus utiles que la crème solaire. Et puis quand la pluie par miracle cesse, le vent prend place... et comme il est toujours à contre, c'est encore pire. La force d'être deux dans ces moments là... La force de ces doux souvenirs quand je serai bientôt seule face à cela.

   

Bref : le compteur a maintenant 3 chiffres et même presque 4 ; le vélo a goûté aux routes de France, aux chemins de Navarre, au soleil de mes montagnes et à la pluie de ma Bretagne, à la solitude et à l'éphémère compagnie ; et moi je me sens prête : je partais en vacances pour fuir mes peurs, j'en reviens, vidée de tout négatif, pleine d'Amour et d'envies de partir.

Je me projette maintenant totalement dans les mois à venir.

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    Carnet de France, Avant le départ