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Pontcharra, le 20 Aout 2005,

Nos dernières heures chinoises n’ont pas été à l'image de l'année de projet qui s'achevait !!!
Finir si différemment du début...
Mais toujours le sourire aux lèvres et le bonheur dans le cœur.

Notre avion décollait de Shanghaï à 22h en ce samedi soir.
Nous avions bien entendu parler de météo… mais la pluie en cette saison des pluies n'est pas un scoop !
Ces derniers jours chinois ayant été un peu dur moralement, nous avions quand même hâte de rentrer, de nous poser un peu, de retrouver nos princes et amis...

Nos hôtes francais à Shanghaï nous avaient bien mis en garde : un typhon est annoncé, les vols vont être retardés... pressées de rentrer, nous ne voulions rien entendre.
Et puis ce n'est pas la pluie qui arrête un avion !!!!

Midi, nous voilà partis de chez David et Olivia, si accueillants !
Nous nous reverrons en France, c'est sur !

Une dernière fois, nous prenons nos vélos ; difficile de les charger avec tout ce que nous ramenons ! Et puis les théieires et éventails que Cécile offrira à toute sa famille sont bien fragiles sur nos portes bagages…
Il pluviote un peu.

Nous nous engageons, en poussant nos vélos trop chargés pour pédaler sur la route.
Et là : le typhon commence à être un mot concret pour nous : la pluie s'intensifie violemment et le vent me rappelle vaguement la Patagonie.

   

Premier arrêt pour couvrir nos chargements de sacs poubelles, protéger les livres chinois achetés…

Mais le vent, les grosses flaques, la chaussée glissante aidant, nous accumulons les chutes (comme les arbres et les panneaux publicitaires)...

  vers les Carnets de voyages  

Il nous faut parcourir 3 km avant d'atteindre l'arrêt du bus menant à l'aéroport...
Ce sont des livres trempés et des éventails cassés que nous offrirons...

Comme décidé, nous laissons nos vélos chinois dans leur pays, en les donnant à des SDF luttant eux aussi contre la pluie, le vent et la fraîcheur.
Puissent-ils s'en servir...

Nous voilà arrivées à l'aéroport...
Il est 18h...
Le verdict tombe immédiatement :

TOUS LES VOLS SONT ANNULES.

. . .

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