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Villelaure, le 11 mars 2008,

Cuba est LE pays par excellence à découvrir en vélo. Et je n’écris pas cela parce que je suis une adepte des voyages en vélo, que j’ai converti mon homme aux voyages en vélo depuis mon tour du monde seule en vélo. Non, pour tout un chacun, Cuba est vraiment LE pays à découvrir en vélo.

D’ailleurs comment pourrait-il être rencontré autrement ?

- en voyage organisé… 90% des touristes se rendant à Cuba ne sortent pas des grands complexes balnéaires, principalement de Varadéro. Résumer Cuba à une plage de sable blanc… qui n’est même pas la Baie des Cochons… je ne comprends pas…

- en louant une voiture toute neuve à la plaque d’immatriculation rouge… pratique pour aller partout mais guère discret dans ce pays aux voitures d’une autre époque, d’une autre couleur, d’une autre vitesse, aux plaques d’immatriculation bleues, signe d’appartenance à l’état ou jaunes, pour les rares et enviés propriétaires d’une épave à quatre roues.

- En routard avec le sac sur le dos… d’une grande ville à l’autre en bus avec la compagnie Viazul, bus pour étrangers. Les bus Astro (sans C) vont partout, mais ils sont réservés aux Cubains… Impossibilité de quitter les métropoles à pied, il est interdit aux Cubains de prendre un étranger en stop… Idéal pour visiter les villes… fort limiter pour rencontrer les gens, la campagne, bref pour découvrir le Vrai Cuba.


- En vélo !!!!!

   

Le vélo permet d’emprunter toutes les routes, même celles dont il ne reste pas grand chose, dévastées par les fréquents cyclones automnaux.
Le vélo permet d’accéder à ces campagnes où personne ne se rend parce que les champs de cannes à sucre à perte de vue ne sont guère attrayants. Et pourtant, là vivent des gens, dans des maisons en briques, en terre ou en tôles.

Le vélo permet de s’arrêter quand on le souhaite, même tous les dix mètres pour prendre en photos les innombrables panneaux, fresques et citations à la gloire du Che, de Fidel, du héros de l’indépendance cubaine José Marti et surtout aux honneurs de la Révolution.

  vers les Carnets de voyages  
 
  vers les Carnets de voyages  

Le vélo permet aussi d’être accompagné de Cubains, pour quelques tours de pédaliers ou quelques kilomètres. Des Cubains à cheval, en âne, en charrette, en vélo chargé de poulets, en vélo chargé de bois, en vélo chargé de plusieurs personnes…

  vers les Carnets de voyages  

Bref le vélo invite à Cuba. Reste à choisir sa saison… en plein hiver, en saison froide et sèche, nous avons transpiré sous 35 degrés à l’ombre sans ombre, nous avons été douchés sous des averses de trombes d’eau. Alors je n’imagine guère d’y pédaler l’été, sous 45 degrés toujours sans ombre, sous une saison des pluies amorçant les cyclones…

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