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Vestiges soviétiques (1/2)

Arboshiki, le 6 juillet 2008,

Les vestiges soviétiques… un peuple non autonome

De nombreux Géorgiens me disent regretter ce temps où l'URSS gouvernait leur pays. Lors de cette époque révolue, tout le monde avait du travail et la mise en commun des travaux agricoles permettait de nourrir tout le monde.

En 1991-1992, le pays a subi une guerre pour retrouver son indépendance après des décennies aux mains mises de la Russie. En partant, les Russes ont saccagé de nombreuses constructions, notamment les conduites d'eau et de gaz, qu'ils avaient créés.

Depuis, ces dégâts sont restés intacts, comme pour rappeler la guerre. Comme pour dire aux enfants d'aujourd'hui « ça a existé ». Oui, il y a encore 20 ans les habitants avaient le gaz à la maison et même l'eau qui coulait des robinets. Aujourd'hui plus rien ne sort des tuyaux rouillés.

 
   

Et moi, avec ma culture française je ne comprends pas pourquoi ON ne répare pas ces infrastructures bien utiles ! Les Géorgiens se plaignent de l'eau à aller puiser au quotidien, les bonbonnes de gaz à acheter régulièrement (pour ceux qui ont les moyens ; le feu de bois restant l'autre option). Et personne ne se prend en main pour réparer.

On n'a pas l'argent j'entends souvent en réponse à mon interrogation. Et pourtant chaque Géorgien possède un téléphone portable dernier cri, la quasi totalité des maisons sont équipées d'une parabole. Cela me fait m'interroger sur les besoins de chacun.

L'école a les fenêtres cassées, donc les enfants font classe par des températures parfois négatives l'hiver, les murs manquent de s'écrouler... et pourtant avec la subvention qu'elle vient de recevoir, l'équipe enseignante a acheté un camescope numérique dernier cri....

J'aime voyager pour cela… pour réfléchir à ma propre culture, pour découvrir d'autre besoins, d'autres façons de fonctionner et vivre.

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