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Vestiges soviétiques (2/2)

Arboshiki, le 6 juillet 2008,

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Pour atteindre l'école de la maison de Nino, nous empruntions les premiers jours de mon séjour un petit sentier offrant un raccourci non négligeable. Depuis, les herbes ont poussé et nous ne passons plus par ce sentier devenu dangereux du fait de la présence de serpents dans les herbes hautes. Nino, comme les autres villageois, se plaint au quotidien de long chemin qu'il nous faut faire désormais pour nous rendre à l'école. Nous mettons maintenant certes 15 minutes de plus.

Je suggère à Nino que nous coupions les herbes du sentier ; ce qui me semble le plus pertinent face à sa fatigue quotidienne. Elle me répond, comme les autres habitants : » C'est fatigant ! Et puis ça nous prendrait au moins une heure ». Alors, depuis trois semaines nous continuons à nous fatiguer avec 30 minutes de plus de parcours chaque jour…

Autre logique que la mienne… j'ai parfois du mal à suivre… d'où l'intérêt des voyages !!!

 
   

Dans un autre registre, je découvre au quotidien la position d'une femme dans une famille Géorgienne. Nino obéit nuit et jour aux ordres de son mari, mais aussi de son fils. Ils ont soif… elle court leur chercher un verre ; ils veulent sortir… elle court ouvrir le portail. J'ai dû mal à tolérer ce comportement masculin…

En regardant les Géorgiens, je me dis que le communisme soviétique a engendré des peuples d'assistés. Maintenant livrés à eux-mêmes, ils ne possèdent pas d'esprit d'initiative et attendent tout de leur gouvernement. Gouvernement qui est tiraillé entre les USA et la Russie pour sa position géographique stratégique pour les gazoducs et oléoducs.

La Russie garde main mise sur le pays en armant des régions (l'Abakazie et l'Ossétie) pour qu'elles réclament leur indépendance face au gouvernement géorgien.

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