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La Géorgie, les Géorgiens (1/3)

Arboshiki, le 15 juin 2008,

Nous n'étions pas nombreux dans l'avion me menant de Pragues à Tbilisi ; une douzaine de personnes, exclusivement géorgiennes. A l'aéroport m'attendait « ma famille », qui m'a mené directement en voiture dans le village à 4h de route (dans le noir de la nuit et sans phare… je passe les détails).

J'habite dans la grande maison de Nino, la prof de français, avec Guio son fils de 20 ans et Gouja son mari.

Une cuisine avec un réchaud à gaz dit de camping chez nous ; une salle de bain avec un seau et une tasse pour s'asperger d'eau, cette eau que l'on va chercher à la fontaine du village, à ne par confondre avec l'autre fontaine, pour l'eau à boire...

Des chambres dont la mienne… dont la décoration de Christ et autres icônes religieux sur une tapisserie marron à grosses fleurs plairait à ma grand-mère.

Dans la cour, trois énormes camions soviétiques qui servent encore au commerce de grains de céréales que fait le père.

   

Le village… 1000 âmes dans un décor de forêt verdoyante. Une maison sur deux est abandonnée à la rouille et aux pilleurs ; leurs habitants sont partis à Tbilissi dans l'espoir d'un travail et surtout d'un salaire.

  vers les Carnets de voyages  

Avec ma vision de ce village et de la ville voisine, j'ai l'impression que tout s'est arrêté avec la chute de l'union soviétique.
Comme à Cuba tout semble figer en 1959 et la prise de pouvoir de Castro.

Les rares routes goudronnées se détériorent sans que des travaux ne soient effectués.

Les habitants témoignent qu'avant ils avaient le gaz de ville et même l'eau au robinet.
Maintenant que les canalisations sont abîmées, ils n'ont plus rien, seulement des vestiges de tuyaux rouillés en tout sens.

Et personne ne semble décidé à prendre en main les réparations...

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