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Pontcharra, le 14 décembre 2004

Un peu longue l’attente dans l’aéroport, le décollage pour Lyon est à 1h. Mais une fois de plus, une rencontre me fait passer le temps rapidement.

Dernier décollage… je quitte l’Afrique le cœur plein de tout ce qu’elle m’a donné. La nuit sera courte, l’excitation à son comble. Et puis je survole le sud de mon pays que je trouve beau comme jamais. Il m’a fallu partir loin pour le retrouver si beau ; pour me savoir française avant tout, pour comprendre la force de ma culture.

   

A 9h à Lyon je retrouve Ruyam (en bon état) et mes sacoches (un peu de casse, notamment des calebasses que j’avais ramenées), et surtout mon père venu accompagné de Laurent. La joie des retrouvailles.

Retour à la maison, et le bonheur de trouver sur mon bureau nombreuses de vos lettres, photos… et de recevoir vos coups de fil, votre visite…

Voilà, une page s’est tournée, une nouvelle va s’écrire…

Aujourd’hui, jour du retour, je me sens un peu en décalage. Une partie de mon cœur est restée en Afrique, une partie se trouve ici et l’autre a hâte de poursuivre le projet en Amérique du sud.

J’ai du mal face à tous ces magasins, ces voitures, ces étalages de biens, ce matérialisme. J’ai du mal avec le froid, l’absence de couleurs.

Etrangement, j’ai été seule pendant trois mois sans ressentir la moindre solitude et aujourd’hui, où je suis entourée de ceux que j’aime (et qui sont vraiment présents, chacun à leur manière), je ressens très fortement et douloureusement la solitude.

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    Carnet de France, Avant le départ