Page précédente

Le 17 décembre

Voilà 3 jours que je suis en France…

Je me sens mieux. Parler avec mes proches, sans forcément raconter mais partager ce que je suis devenue ; lire mes nombreux courriers (MERCI !!!). Je retrouve mes marques, ma place.

J’ai toujours dû mal avec le froid (mais j’apprécie encore plus la cheminée !). Quant à notre société de consommation, cela me reste difficile, surtout en cette période de Noël !

Par contre, j’avais sorti Ruyam de sa housse sans faire attention… et hier au moment de le remonter pour l’amener à Chambéry faire une révision j’ai pris conscience des dégâts.

Il a énormément souffert du retour en avion. Sûrement s’est-il pris une lourde caisse sur sa frêle housse… Bref tout l’arrière enfoncé ; plus moyen de remettre la roue arrière (cadre plié). Il a fallu 2 heures et 3 personnes à tirer le cadre et le remettre d’aplomb au magasin de cycles.

J’ ai ainsi passé la journée de mercredi dans l’atelier (ambiance très sympa) pour réparer les dégâts et faire une remise à neuf de mon fidèle compagnon. Il a été super costaud pendant 3 mois et 5000 km ; j’espère qu’il va en être de même pour les km qui l’attendent à nouveau…

 

   

Changement du plateau médium, des 9 plateaux arrières, de la chaîne, des différents câbles, des patins de freins, des pédales. Dévoiler les roues ; graissage de chaque élément…

Le voilà en forme pour l’Amérique du sud.

Pour ma part un bilan de santé a été fait au service parasitologie de l’hôpital de Grenoble. Mais il est trop tôt (temps de latence) pour dépister des carences alimentaires (pas de carences en riz en tout cas !), un palu, une fièvre typhoïde ou des amibes. Le médecin pense néanmoins (aux symptômes que je lui ai décrits) que j’ai attrapé quelques charmantes amibes lors de mes coups de pédales au sud Burkina… je suis sous traitement et on verra par la suite…

Le moral est au beau fixe et c’est bien le principal !

Aujourd’hui je repense souvent à l’Afrique mais sans m’y raccrocher, c’est un soleil qui me porte.

Aujourd’hui j’arrive à vivre un peu au présent avec ceux que j’aime ici.

Aujourd’hui je commence à me projeter dans la suite, dans mes cartes d’Amérique du sud, en écoutant mes cassettes d’espagnol.

Page suivante
 
 
    Carnet de France, Avant le départ