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Train to Bamako

Pour rejoindre Bamako de Dakar, je n'avais que la solution de prendre le train. 1200 km en vélo m'aurait pris trop de temps, dans des paysages relativement monotones.

Mon guide indiquait " Le voyage sera un des moments forts et inoubliables de votre vie. Bonne chance ". Il précisait que le parcours durait 35h en théorie mais que les horaires étaient rarement respectés. En bonne occidentale, je me renseignais en achetant mon billet (2h de queue, avec la chance d'avoir une queue spéciale femmes où il y a bien moins de monde.) sur les horaires et la durée.

Le départ ? Entre 9h et 19h le samedi.

L'arrivée ? Selon les gens : 2j, 3j voire 4 jours ; " inch allah " comme ils disent.

Je suis arrivée à la gare tôt le matin le lendemain. et là commence 4 longues heures de palabre pour que Ruyam prenne le train. Oui l'Afrique est l'école de la tchatche et de la débrouille ; il faut argumenter et surtout ne pas lâcher prise. il y a toujours des solutions ici. Il finira bien attaché entre des immenses sacs de riz dans un wagon spécial, fermé au verrou.

A 13h le samedi nous partons. le train est bondé, plusieurs personnes feront le trajet sur le toit (comment tiennent-ils ???).

L'occasion de multiplies rencontres. génial !

   
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Fanfare suisse à Tambacounda
Nous passerons tout le dimanche dans la gare de Tambacounda, un train de marchandises s'étant renversé en amont. journée inoubliable, comme dirait mon guide. Discuter avec des maliens et des sénégalais sur la notion de temps (pour eux c'est " inch allah " quand on repartira, quand on arrivera. C'est dieu qui a fait dérailler le train devant nous.).

Une fanfare suisse, en voyage de 6 semaines en Afrique, nous offre un concert. magnifique de voir les enfants danser sur les notes des saxo, clarinette et autres. Un moment vraiment fort de partage interculturel. Je profiterai aussi de ce long voyage pour vraiment sympathiser avec deux argentins. qui ont une belle vision de monde et qui me donnent encore plus envie de visiter leur pays.

A chaque arrêt (très fréquents.) des villageoises viennent vendre de la nourriture.

Les dernières heures furent néanmoins un peu longues. nous arrivons à Bamako le mardi à 15h.

Il m'a fallu encore attendre 2 heures que Ruyam passe la douane pour le récupérer. durant cette longe attente, les chefs de gare m'ont invitée à partager leur repas de riz, assis par terre sur le quai. Vraiment sympa.

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    Carnet de France, Avant le départ