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Divers
  • Aucun problème de santé : mes repas étant copieux, équilibré ; mes nuits étant bonnes.
  • Je ne connais pas la température ambiante, je sais seulement que nuit et jour mes T-shirts sont trempés de sueur. Je sais qu'à 22h dans la maison avec ventilo de Delphine à Bamako il faisait 35°. en journée, en plein soleil (parce que l'ombre est chose rare ici) je n'imagine pas.
  • La saison des pluies cessent, à leur grand désespoir. Je n'ai eu qu'une pluie en vélo (et elle fut aussi agréable que rafraîchissante) ; les autres sont tombées de nuit, ne me gênant point.
  • Tout se passe au mieux pour le moment, je me sens épanouie à chaque instant ; seules les nuits sans savoir où dormir sont dures et angoissantes.
  • En raison du coût alarmant de la lutte contre les criquets, les défilés militaires du 22 septembre (fête de l'indépendance du Mali) ont été annulés : garder l'argent pour les criquets. S'il n'y a aucune magouille ou corruption derrière, je trouve ce geste aussi beau qu'exemplaire !
  • Je ne pense pas aller au Bénin ; déception car ce pays côtier me tente bien et que toute la famille de Thélesphore m'y attendait. Seulement, étant au Burkina (rejointe par Jacques et Christiane) jusqu'à mi novembre et mon visa malien se périmant le 20 novembre, je n'en aurai pas le temps. Sauf si je trouve un vol pas cher et acceptant mon vélo entre Cotonou et Dakar. ce qui n'est pas gagné. Mais je sais que ce n'est que partie remise ! Qu'un jour ou l'autre j'irai dans ce pays (comme dans tant d'autres qui m'attendent encore).
  • Je redoute beaucoup dans quelques semaines de refaire " marche arrière " : repasser par Bamako, reprendre le train pendant n jours. je ne sais pas quelle autre solution adopter.
   
  • Je savoure chaque instant, même si certains coups de pédales sont durs. Je me sens portée par ce drapeau couleur de l'Amitié qui flotte derrière moi (enfin des fois, quand il n'y a pas de vent, quand la montée est trop rude, il ne flotte pas trop.). C'est important pour moi de vous sentir derrière moi. Je n'ai aucun manque, aucune nostalgie. Sentiment agréable de savoir d'où je viens, de savoir où je vais ; d'être portée mais pas retenue. Je sais que certains d'entre vous hésitent à m'écrire, de peurr de me rattacher à la France. L'avantage des mails. c'est ma liberté de les lire, des les ouvrir, de les relire à mon gré (bon bien sûr sous réserve de trouver un cybercafé.). J'aime lire chacune de vos lignes, elles me relient à vos quotidiens. Elles ne me donnent pas le cafard, pas l'envie de rentrer. J'ai du mal à expliquer ce sentiment. qui me lie et sans ma rattacher. Je sais seulement que j'ai besoin de vous lire, autant que j'ai besoin de vous écrire. Je ne sais pas s'il en sera toujours ainsi, je ne sais pas comment vous le vivez. Je sais ma joie d'être ici et de vous sentir avec moi.
  • Dans le train j'ai " perdu " ( ?) mon enregistreur. vraiment ça fait mal. Il contenait entre autres, l'école coranique, la fanfare suisse. et j'avais des projets avec les écoles. Je me raisonne en me disant que je préfère que ça soit cela plutôt que l'appareil photos ou mes journaux de bord.
  • J'ai déposé plusieurs de vos bâtons d'osier. certains dans la ville ou le lieu précisé, certains selon ma relation avec la personne ; d'autres attendent le Burkina et l'Amérique du Sud. Pour d'autres je réfléchis encore. ou mettre par exemple celui marqué " terre des hommes ", celui inscrit " révolution " ?
  • Etant seule, j'écris beaucoup ; mes cahiers d'écolier se remplissent de mon ressenti, d'anecdotes vécues. je pense de plus en plus à en faire un bouquin. A l'origine je pensais que le projet déboucherait sur un livre de citations et photos, cette idée s'éloigne de moi en même temps que germe celle d'un récit de vie. A suivre. Ophélie tapera mes lignes manuscrites sur ordinateur.
  • Du 15 octobre au 15 novembre aura lieu le ramadan, appelé " carême " ici.
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    Carnet de France, Avant le départ