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Petits riens
Dembella (sud est du Mali), le 7 octobre 2004

Une nouvelle fois, je me sert du portable d’un ami (Thibaut), en pleine brousse, pour écrire. Je n’ai pas accès à Internet depuis deux semaines. Cela me fait bizarre de n’avoir aucune nouvelle de France, mais ça ne me pèse pas.

Thibaut est rentré de Bamako avec une radio ; alors pour la première fois depuis longtemps, je peux écouter les infos. C’est important ; cela me relie au monde. Même si ce n’est guère réjouissant de se réveiller le matin en entendant les otages en Irak, la Cote d’Ivoire, la Guinée Bissau et les conneries d’Israël ; néanmoins avec RFI nous avons l’avantage d’avoir des informations moins franco-françaises !

Et tel un Père Noël (qui connaît bien la brousse !) Thibaut est revenu de la capitale avec : de la « Vache qui rit », du thé à la pêche et une boite de thon !!
Le bonheur tient à peu de choses quand on mange du riz depuis une semaine !!!

   

"Ma semaine à Dembella s’achève, la route m’attend…"
"Mais quelle semaine ?"

Chaque volet du projet a pu s’épanouir, donc moi avec ...

J’ai pu, en "vélo", vadrouiller sur un rayon de 40 km autour de Dembella, rencontrant mon premier caïman (qui a eu aussi peur que moi), mon premier feu de brousse.

J’ai "rencontré", en vélo ou à pieds, une multitude de gens. J’ai ainsi passé une après-midi à aider une famille à ramasser l’arachide dans un champ ; j’ai appris à reconnaître les différentes plantes (mil, patate douce, arachide, coton…) ; j’ai ramassé le maïs avec des mômes ; j’ai jonglé ; j’ai visité chaque corps de métier (le forgeron, le menuisier, le centre de santé, le moulin à mil, ...).

Chaque rencontre se fait dans les sourires et les rires, souvent seule langue commune (les gens parlent le "bambara" ici).

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