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Ouahigouya
Bonjour de Ouahigouya

Après deux jours non stop de vélo sous une chaleur difficilement tenable, me voici au Burkina. Je suis partie vendredi à 5h de Mopti ; j ai traversé une partie du Pays Dogon en vélo... très difficile sur une piste ensablée.

Après une nuit en camping, j ai passé hier lma frontière du Burkina. Aucun problème. Un grand no man's land existe entre les deux postes frontières (60km), durant lequel la piste est difficile, le sol aride et où j ai croisé plus de chameaux que d'hommes.

   

J'ai réalisé que le danger n'était pas dans l'insécurité, dans une quelconque agression. Je n ai ressenti jusqu'à maintenant aucun sentiment de la sorte (sans pour autant me senir protégée, omme je l'avais ressenti lors de mon périple seule dans les Balkans et en turquie il y a 2 ans). Non le danger vitale il est sur ces pistes ou il n y a pas âme qui vive (croiser 2 camions par jour et maxi une 10aine de personnes, souvent des mômes gardant un troupeau ou une femme surgit de nulle part et allant je ne sais où... personne ne parlant francais). Ces pistes de 10 aine de km où il ne faut rien qu'il ne t'arrive parce que personne pour t'aider, te secourir, parce que si tu perds tes bouteilles d'eau t'es mort ; parce que si tu as un problème de santé ou un problème technique... t'es franchement mal d'être seule... Il est là le danger, pas ailleurs je crois (propos valable pour l'Afique, je pense que ca sera diffrérent en Amérique du Sud)

Je continue ma route demain pour Ouagadougou. D'emblee j'aime le Burkina, je ne sais pas pourquoi, ca ne fait pas 24h que j'y suis mais je sens une ambiance très différente du Mali.

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    Carnet de France, Avant le départ