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Vacations

27 octobre 2004

Côté école… dans les trois pays que j’ai traversés, le système est calqué sur la France, du fait de notre passé commun. Je suis à chaque fois éberluée par les effectifs… la centaine est courante.

Les parents aisés préfèrent envoyer leurs enfants dans les écoles privées où les effectifs sont d’une quarantaine.

Souvent dans les classes dépassant 120 enfants, il y a la double vacation. C'est-à-dire que la classe est divisée en 2 groupes : un qui va à l’école le matin et l’autre l’après midi ; l’enseignant fait ainsi deux fois le même programme mais devant moins d’enfants… les élèves vont donc à l’école à mi temps.

L’autre aspect qui me choque à chaque fois, c’est la distance que parcourent certains enfants pour aller à l’école. Le record que j’ai rencontré était au Pays Dogon : certains enfants font 17 km le matin et autant le soir pour rejoindre leur salle de classe… il faut vraiment avoir foi en l’enseignement !!!!!!!!!!

   

Souvent dans les cours d’écoles, il y a une ou deux femmes qui vendent des beignets que les enfants achètent à la récréation. Beaucoup d’enfants amènent leur plâtrée de riz dans un sac ou un pot pour le midi.

Dans les classes, il y a toujours une grande majorité de garçons ; tous les âges sont représentés, seulement leur nombre de redoublement (pas de limite), l’âge auquel ils ont été scolarisés…

Le silence règne ; les élèves se lèvent pour répondre ; la soumission est totale.

Hormis dans les écoles privées, seul l’instituteur a un ou deux manuels, achetés de sa poche. Par contre, j’ai toujours vu des préparations telles celles que l’on exige de nous à l’IUFM (et qu’ensuite nous ne faisons que les veilles d’inspection). Eux c’est au quotidien !!!!

Mais être enseignant ne suffit pas pour vivre ! Alors ils ont un champ, des poules, des moutons en plus.

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