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Matérialisme

27 octobre 2004

A Ouagadougou, j’habite chez une française, Michèle, qui tel l’Auvergnat de Brassens m’a ouvert sa porte, après m’avoir contactée il y a quelques jours par mails (elle a vu mon parcours sur internet). J’avais besoin de trouver ainsi un lieu de mon pays, un peu de ma culture, de mes habitudes. Ca peut vous paraître futile, mais manger dans une assiette, avoir de l’eau sortant d’un robinet, avec des WC (et non un trou comme dans les villages africains), s’asseoir sur une chaise et non par terre, discuter sans métalangage, écouter la radio… et plein de petites choses qui faisaient mon quotidien ces dernières années sans que j’en ai conscience…

   

Le soir de mon arrivée, elle m’a invitée chez des amis à manger du FROMAGE !!!!! Et le lendemain, j’ai eu le droit à une mousse au chocolat ! Vous ne pouvez pas imaginer le bonheur !!!!!!

Mes soucis, mes joies sont différentes de ce que j’avais l’habitude de vivre. Oui je vois les choses différemment désormais. Je relativise mes besoins matériels. J’ai du mal à vous lire quand vous me parlez des catalogues de Noël truffés de jeux, quand vous me parlez de votre questionnement : je m’achète un synthé ou une voiture…

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