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page 1/31Carte du Burkina Faso

Santiago, le 15/12/04

1ères lignes d'un nouveau continent…

Je suis accueillie à Santiago chez la famille Becle qui y est installée depuis près d'un an. C'était quelque chose de très important pour moi (d'un point de vue sécurité) d'avoir un contact à chacune de mes descentes d'avion.

Il m'a fallu pédaler au milieu des voitures et camions d'une autoroute pour trouver leur demeure mais quel bonheur d'avoir un toit où dormir et un accueil familial chaleureux !

Mes premières impressions sur le Chili sont mitigées… le survol de la Cordillère des Andes en avion a été splendide (envie de hurler à chacun qu'il faut qu'on la préserve notre planète parce qu'elle est vraiment belle !) ; mais cette immensité m'effraie presque…

Santiago est la capitale du Chili ; pays qui fait 4 500 km de long mais seulement une centaine de large. Le climat est très variable d'un coin à l''autre du pays. A Santiago aujourd'hui, j'ai mis un pull jusqu'à midi (et je le renfile à partir de 18h). Hier il faisait beau, aujourd'hui nuageux. Par contre le soleil (même à travers les nuages) brûle ; le Chili est particulièrement touché par le trou de la couche d'ozone.

Santiago me surprend par son aspect très occidental : le centre (je ne parle pas des quartiers périphériques où je n'ai pas encore pédalé ; et je précise que j'habite chez des expatriés) est empli de buildings, écrans géants… Aucun deux roues ! Les gens trouvent la ville polluée… moi après les capitales africaines traversées, j'ai l'impression de humer de l'air pur !
La Cordillère des Andes trône en fond de paysages.

   

La capitale me surprend… je passe inaperçue (tant que je ne sors pas mon appareil photos ou que je ne prononce pas un mot) au niveau faciès : il y a bien sûr beaucoup de gens à la peau mate, aux yeux et cheveux bruns mais égalemenent de nombreuses personnes au faciès très européens. Le Chili est la terre d'immigration d'Allemands, d'Italiens… La population d'origine est les indiens mapuches, que j'espère avoir l'occasion de rencontrer, quand mon espagnol me le permettra.

La ville amalgame des vendeurs à la sauvette de tout et de rien comme en Afrique, des petits cireurs de chaussures et des grandes surfaces dignes des nôtres, des magasins très luxueux…

80% de la population chilienne habite autour de Santiago et Valparaiso (à 100 km de Santiago, sur la côte). Le nord est désertique (le désert d'Atacama est le plus aride du monde), le sud est la Patagonie (glaciers). La Cordillère des Andes fait frontière avec l'Argentine.

 

Ici on paie en pesos chiliens, monnaie à peu près équivalente au cfa qui me servait en Afrique. C'est à dire que je divise les prix par 100 pour obtenir la valeur en francs français (pour les puristes de l'euro… je vous laisse faire les conversions).

Par contre, autant en Afrique de l'Ouest j'utilisais toujours la même monnaie, autant là je vais devoir changer dans chaque pays.

Je commence à trouver mes marques dans la ville ; mais je mesure à quel point ne pas parler la langue est handicapant ; surtout dans l'objectif : « rencontre » qui est le mien. Comme c'est frustrant de ne pas pouvoir interroger les gens dans la rue, apprendre à les connaître, leur raconter mon projet…

 

Ruyam n'a cette fois eu aucun problème dans l'avion ; il est arrivé en très bon état, même s'il m'a fallu une heure pour le remonter à l'aéroport. Personne, contrairement à l'Afrique pour aider.

Au centre-ville c'est pareil : c'est bondé de monde mais personne ne se regarde, ne se parle… ça m'a fait penser à Paris par certains points.

Je pense que ça sera très différent en campagne.

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