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Puerto Natales, le 31 Janvier 2005,

Journée type... cette expression a-t-elle réellement un sens ? Elle en a
eu un pendant 10 jours, dans le sud sud de l'Amérique du sud... Là où
la pampa domine...

Lever vers 7h30... il fait jour depuis longtemps, car ici le soleil ne
se couche quasiment pas, nous sommes en été austral...

Démontage des tentes, rangement des sacoches et installation sur les vélos.

Petit déjeuner, selon les restes de provisions... mais généralement thé
+ pain + miel. On mange énormement (l'équivalent chacun de deux pains
français).

Et puis c'est parti... Christophe est rapidement loin devant... Chacun
avance à son rythme, prend des photos, galère en solitaire contre le
vent, la piste, la pluie ou le soleil brûlant... Christophe s'arrête
vers 13h, quand il a trouve un endroit abrité pour qu'on mange.

13h repas pains-fromage-saucisson-fruits

13h30... ben c'est reparti... à nouveau affronter le vent, en l'absence
de paysages à contempler... Je chante, je parle, je réfléchis... et le
temps passe. La tranche la plus dure est 15h-17h. Je ne sais pas
pourquoi ??? J'ai le droit à une barre de céréales à ce moment là (si nos réserves nous le permettent...).

   
Vers 18h : Christophe m'attend... on commence à chercher un endroit où
poser les tentes. Une estancia (ferme) s'il y en a une, un lieu un peu
abrité du vent sinon. Si nous arrivons en ville (mais elles sont rares
par ici), nous cherchons pompiers, églises, policiers pour demander asile.

Vers 19h : montage des tentes.

Un jour sur deux, nous nous lavons, nous avons le droit à une bouteille
d'1,5L d'eau chacun... et je vous assure qu'avec on peut se laver entièrement,
shampoing et dents inclus !!!

Vers 20h : Christophe fait à manger (il adore cuisiner et assure
vraiment !), je vais chercher de l'eau si le coin le permet ou j'écris
dans mon cahier.

Repas : pâtes ou riz avec des légumes si nos réserves le permettent.

Je fais ensuite la vaisselle, pendant que Christophe joue de la flûte.

Puis dans la tente... il fait toujours jour ; mais trop froid pour
rester dehors... Nous discutons à travers nos tentes, j'écris, il joue...

Vers 22h30, on éteint la lampe frontale et le sommeil vient
immédiatement, après les efforts de la journée !

Et le lendemain... qu'importe les douleurs musculaires ou
articulaires... c'est reparti pour 80km à lutter contre le vent !!!

Mais tout cela est fini dorénavant ! Nous revoila dans des paysages de
montagnes ! Le temps passe tellement plus vite quand le regard est
subjugué par la beauté des paysages !
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    Carnet de France, Avant le départ