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El calafate, le 08 Février 2005,


Une grande partie de l'Argentine n'est que de la pampa.
Nous la fuyons dès que possible.

Néanmoins, d'Ushuaia à Puerto Natales (soit environ 700 km), nous avons pédalé dans son cadre.

La pampa...
il n'y a rien...
rien...

Comment décrire ?...
Imaginez une prairie à l'herbe, très rare et par touffes, jaunie d'une fin d'été.
C'est beau une prairie.

Imaginez la, traversée par un petit chemin de cailloux.
Oui, voilà, c'est joli. C'est joli sur quelques hectares pour la balade du dimanche.

   

Imaginez maintenant cela à perte de vue, sur des centaines de km².
Rien à perte de vue.

  vers les Carnets de voyages  

Que ces touffes jaunies, ces cailloux et ce vent qui souffle violemment, à contre, assourdissant les oreilles et bloquant le compteur à 7 km/h (quand ce n'est pas 5...).
Sans vent il serait à 20... Epuisant de lutter ainsi contre des rafales, avec rien à quoi raccrocher son regard.
L'esprit vagabonde pendant ce temps... mais 10 heures à pedaler (pour faire moins de 80 km !!!) c'est parfois long. On ne peut même pas faire une pause en disant "le temps que ca passe"... ca ne cesse jamais !!!

Un soir d'une telle journée, Christophe m'a dit : "T'as vu ?! Il y a une quinzaine de km, il y avait une pierre !!!".

Effectivement, dans un tel contexte, comment ne pas être émerveillé par ce gros caillou (à peine 30 cm3)... Moi j'avais eu plus de chance ce jour là : j'avais en plus apercu une chenille sur mon chemin...

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