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Santiago, le 24 et le 25 décembre 2004

Tout d’abord, un grand merci à tous ceux qui ont eu une pensée pour Ruyam et moi, à l’autre bout du monde ; merci pour tous ces mails de “joyeux noël” et de soutien recus...

Mon plus beau cadeau, je crois que je l’ai trouvé à Valparaiso, le matin du 24 sur Ruyam.

La veille j’avais fait la connaissance de deux francais voyageant sac sur le dos pendant 4 mois en Amérique du Sud. Nous avions passé la soirée à jouer de la guitare et chanter du Brel, du Brassens (quelle force de chanter “Amsterdam” à Valparaiso ; comment ne pas associer “l’Auvergnat” à mon projet...) ; nous nous étions quittés dans la nuit. Et donc le lendemain matin, au moment de charger Ruyam, je découvre plusieurs petits mots accrochés à la selle, au porte bagage... Des chansons qu’ils (Cyril et Arnaud, alias Pedro y Marcello) avaient composées pendant la nuit, inspirés par mon périple. Nous ne nous sommes pas revus, mais si vous lisez ces lignes, amis d’un soir, recevez tous mes mercis !

Voilà des cadeaux magnifiques qu’offre la vie, qu’offrent les rencontres...


Soirée de Noël :

J’ai décide d’accompagner mes deux Francisca à la messe, voir comment cela se passe ici. Du peu d’experience que j’en ai, j’ai trouvé cela très similaire à chez nous... Il y a juste que j’ai dû partir avant la fin car un appel sur le portable m’a prévenu que mon père me télephonait à la maison où nous devions réveillonner...

   
Donc mon réveillon a superbement bien commencé par un appel de France... sympa de partager à distance le réveillon de chacun !

J’étais donc invitée à réveillonner chez le père de Francisca (Alfonso) avec les deux Francisca. Nous avons mangé de la salade avec du calamar en entrée, puis de la viande argentine avec des épinards et des pommes de terre. Nous avons terminé par un flan aux noix et le traditionnel gâteau de Noël, une sorte de cake aux fuits secs. Ce gâteau se prend en buvant de la cola de mono (eau de vie + lait + café)... j’en ai même gouté quelques gouttes...

Et après un Noël à Pontcharra entre mes deux continents, après un Noël seule avec des petits cadeaux glissés par certaines dans mes sacoches, le Père Noël m’a même gâtée ici : un drapeau chilien et de la majar (sorte de confiture de lait excellente), ainsi qu'une casquette !

Le reste de la soirée et de la nuit s’est passée en discussions et en écoutant... Piaf qui a ici un très grand succès chez les plus de 40 ans...

Le 25, hormis être fériée, est une journée comme les autres. J’ai été invitée à un barbecue dans une famille qui ne parlait pas un mot de français... super après midi, à se comprendre entre anglais et espagnol.

Sinon, donc je commence à trouver mes marques. Il me faut quelque part repartir à zéro après l’Afrique, ce qui n’est pas facile au vu de l’intensité de ce que j’y ai vécu. Je sais que ce qui est difficile aujourd’hui, la langue principalement, sera un atout dans quelques temps...

Je crois que je ferai moins de rencontres qu’en Afrique mais que celles que je ferai seront d’une très forte intensité (j’écris cela au vu de mes premiers jours ici). Là à Santiago j'ai noué des liens très très forts avec certains chiliens...

Merci pour votre présence par mails ; c’est un moteur dans ma vie en ce moment.

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