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Villarrica, le 5 janvier 2005

 

Après la chaleur africaine... ici, au Chili, le soleil brûle, même à travers les nuages il est très violent donc dangereux.

Mais le plus galère c’est qu’il est constamment derrière les nuages depuis quelques jours.
Je sais l’importance de la pluie en Afrique... mais ici, à titre très égoïste, c’est vraiment une galère.

Une galère quand je pédale car la pluie rend la chaussée glissante donc dangereuse.

Une galère quand je campe car... mes affaires sont trempées, je me couche trempée, je me relève trempée ; rien ne sèche... Mettre un pull mouillé ne réchauffe pas spécialement... Alors que le froid est là, porté par le vent.

   

Et oui il y a le vent...

 

Le vent qui à certains moments est certes un très bon allié.

Mais la plupart du temps il décide d'être contre moi... (Une pensée à tous ceux, et vous êtes nombreux, qui de vive voix ou dans mon carnet m'ont souhaité « bon vent »...)

Le vent qui souffle de côté avec une telle force qu’il a tendance à me déporter, soit au milieu de la route et là je deviens la cible des autres véhicules (très dangereux une fois de plus), soit dans le bas côté... qui peut être un ravin.

Et puis souvent il est de face... rendant mes avancées très, très lentes.

Le vent fait que je n'arrive pas à planifier mes étapes, à évaluer le temps nécessaire entre deux villes par exemple.

Je sais qu’au niveau météo le pire m’attend...
Mais l’aperçu que j’ai actuellement n'est pas des plus réjouissants...
(Là je suis réfugiée dans un cybercafé en attendant que l’ondée cesse...).

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