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Ushuaia, le 20 janvier (16h - 20h en France)

 

Mais où s'arrêteront donc les galères ???

Nuit au camping d'Ushuaia ; camping trouvé par Christophe la veille… tout en haut de la ville, belle vue dominant tout… et très difficile d'accès.

Je monte ma tente à côté de la sienne… Après un bon repas purée-fromage-saucisson préparé par Christophe, au lit (ou plutot au duvet) à 22h pour moi et minuit pour Christophe (détails importants pour la suite…).

Et au lever vers 7h… stupeur, incompréhension…

Ruyam qui était posé contre un banc pour la nuit, à côté du vélo (non baptisé) de Christophe…

Ruyam est ENTIEREMENT DESOSSE !!!!!!

Je vous assure que c'est impressionnant (vous verrez les photos dans quelques temps) ! Toutes les pièces démontées étaient posées sur le banc…

Il nous a fallu 3 heures pour tout remonter… très très difficile (c'est Christophe qui a quasiment tout fait)… Comment vous décrire, des freins tout défaits, les vitesses, le guidon, la potence… bref TOUT !!!

Un travail impressionnant (que je n'aurais pas pu faire seule, pas assez de connaissances techniques).

   

Qui a pu faire ça, dans ce camping du bout du monde ?
Pourquoi ?
Le vélo de Christophe, lui, est intact.

INCOMPREHENSION générale !!!

Bref après ce laborieux travail… nous décidons de partir pédaler un peu, ce sont les premiers kms de piste de Christophe, sur le sol sud-américain.

Nous n'avons pas fait 5 kms, que dans une descente, mon guidon me lâche… Hard !

Les vis toutes défaites durant la nuit n'ont pas tenu le remontage de ce matin ; elles sont HS. Mais le plus grave, c'est que les pas de vis, dans la potence sont totalement HS aussi.

On essaie de réparer, en vain.

Je laisse Christophe continuer le chemin… embêtée de le bloquer pour ses premiers tours de roues. Et retourne au camping et en ville pour réparer… pas moyen, après des heures d'essai (et d'aides) et de recherche....

Il est 16h (20h en France); voilà où j'en suis aujourd'hui…

Après les sacoches, la tente…
voila Ruyam qui ne tient plus le coup…
il ne reste que moi, vaillante…

Je me console en me disant que ça fait vraiment de la matière pour écrire un récit d'aventure !!
Mais bon, ça ne fait pas avancer sur les belles pistes à travers les Andes…

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