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Río Grande, le 23 janvier

Il est 21h30..

 

Que dire, après quatre jours communs ?

J'appréhendais un peu de perdre ma liberté et mes nombreuses rencontres.

Pour le moment il n'en est rien. De nature très indépendants tous les
deux, nous pédalons seuls, à notre rythme (c'est à dire lui devant...).
Nous partageons les paysages grandioses ; nous nous retrouvons pour le repas de midi et pour la recherche d'un endroit où dormir le soir.

Les rôles se sont mis en place d'eux mêmes, en fonction de nos caractères : il s'occupe de chercher où dormir quand nous sommes loin de tout (c'est à dire trouver le lieu le plus abrité du vent), je m'en occupe en ville (maintenant les flics, les cures et les pompiers ca me connait... du moment que les écoles restent fermées).

Il s'occupe de cuisiner, je fais les courses...

   

Une vraie petite vie à deux... sauf qu'on n'est ensemble qu'a certains moments et ca me convient très bien ! Et j'avoue que c'est une securité qui est la bienvenue après mes moments galères...

Il est flutiste... mes soirées “écriture du cahier” se font donc au doux son de musique irlandaise (sa passion).

Bref on est conscient qu'il y aura des moments durs, des engueulades ;
quand la fatigue et le vent nous auront assaillis ; mais pour le moment
tout se passe très bien.

Nous pensons rouler ensemble sur 1500km, jusqu'à Bariloche (Argentine).

 

 

 

 

Pour suivre par ordre chronologique mon voyage, rendez-vous maintenant à nouveau dans mon carnet du Chili où je vais pédaler en compagnie de Christophe jusqu'à Bariloche (Argentine).

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    Carnet de France, Avant le départ